Journée annuelle 2025

Informations sur les ateliers 2025

Atelier A

Une rémunération juste des prestations du care comme pas supplémentaire en direction du Cash-for-Care? 

Prof. Dr. Carlo Knöpfel, FHNW et Prof. Valérie Hugentobler, HE-SO

(se tiendra en allemand et en français)

Les membres de la famille, qu'il s'agisse du conjoint, des enfants ou des petits-enfants, assument la majeure partie de la prise en charge des personnes âgées. Ils aident leurs proches âgés à mener une vie quotidienne qui a du sens et à participer à la vie sociale. Ils conseillent les personnes âgées et coordonnent le système d'aide qui leur permet de vivre chez elles aussi longtemps qu'elles le souhaitent. Sans ce travail de soins non rémunéré, l'isolement et la négligence augmenteraient considérablement, car ni l'engagement bénévole ni les offres professionnelles ne pourraient combler cette lacune dans la prise en charge.

Dans cet atelier, nous souhaitons chercher ensemble des réponses aux questions suivantes : Cet engagement en temps des proches – et ce sont encore principalement les femmes au foyer qui s'occupent des personnes âgées – doit-il être rémunéré ? Sous quelle forme ce travail de soins doit-il être rémunéré ? Sous forme de salaire ou de bonification de vieillesse ? Comment cela pourrait-il être financé ?

Pour alimenter la discussion, nous examinerons brièvement les bonifications pour tâches d'assistance déjà existantes dans l'AVS.

Atelier B

Libéralisation du marché des soins à domicile et Rémunération des proches aidants

Marianne Pfister, CO-Directrice Spitex Suisse, Valérie Borioli Sandoz, Directrice Communauté d’intérêts Proches aidants » (CIPA).  Animation: Matthias Wächter (HSLU)

(se tiendra en allemand et en français)

L'atelier se concentre d'une part sur la forte augmentation du nombre de proches aidants employés par les organisations d’aide et de soins à domicile. Est-ce le meilleur moyen de reconnaître le travail des proches aidants et d'améliorer la qualité des soins et de l'accompagnement ? 

D'autre part, il s'agit d'examiner les tensions entre la libéralisation croissante du marché des soins à domicile et les approches des « communautés de soins » issues de la société civile, intégrées dans un « service public » fort.

En vertu du principe de subsidiarité inscrit dans la Constitution, sur quels thèmes la Confédération, les cantons et les communes devraient ou pourraient agir ? 

Atelier C

Modèles cantonaux du financement de l’accueil de l’enfance  

Susanne Stern, Directrice, Partenaire, INFRAS recherche et conseil, Sandrine Bavaud, Secrétaire général chez Pro Enfance. Animation : Caroline Knupfer

(se tiendra en allemand et en français)

Dans cet atelier, nous nous pencherons sur différents modèles de financement des structures d'accueil institutionnelles, dans les crèches, accueil parascolaire et les familles de jour pour les enfants âgés de 0 à 12 ans en Suisse. Susanne Stern (INFRAS Recherche et conseil) et Sandrine Bavaud (Pro Enfance) décriront les différents modèles en vigueur et les discuteront de façon critique. Le financement est étroitement lié à des questions telles que les coûts totaux, la qualité, la qualification et les conditions de travail du personnel, ainsi que la charge financière et l'accessibilité pour les familles. Nous mettrons également en lumière les différences entre le domaine de la petite enfance (crèches) et le domaine scolaire (structures d'accueil, écoles à horaire continu) et discuterons des différences par rapport à d'autres « secteurs du care ».

Atelier D

«Men for Care?!» Le rôle des hommes dans l'évolution du travail de soins

Dr. Tobias Studer, FHNW et Dr. Diana Baumgarten, Uni Bern

(se déroulera en allemand, avec traduction simultanée)

Au vu des débats actuels sur le genre et la famille et dans le contexte du durcissement de la politique sociale, cet atelier se penche sur la question du rôle des hommes dans le travail de soins. À cette fin, des réflexions sociologiques sur l'importance du genre, de la famille et du travail de soins seront discutées. Les concepts féministes plus anciens et les revendications sociopolitiques telles que « un salaire pour le travail domestique» seront également pris en compte. Dans l'ensemble, nous nous intéressons à deux questions : d'une part, comment la monétisation du travail de soins peut-elle être évaluée à partir d'une recherche critique sur le genre et la masculinité, et d'autre part, quel est l'impact de cette évolution sur les relations entre les sexes ? Nous examinerons également les alternatives sociales qui se dessinent, par exemple dans le sens d'une «société qui prend soin ».

Atelier E

Contribution d’assistance AI: un modèle réussi du Cash-for-care?

Dr. Maëlle Meigniez,HETSL,Dr. Frédéric Widmer et Maryka Lâamir, office fédéral des assurances sociales, secteur recherche et évaluation, Sébastien Kessler,Député au Grand Conseil, propriétaire d’id-Geo Sàrl

(se tiendra en français, avec traduction simultanée)

Depuis 2012, la contribution d’assistance de l’assurance-invalidité suisse permet aux personnes en situation de handicap, bénéficiaires d’une allocation pour impotent (API), d’engager et de rémunérer du personnel privé pour les soutenir dans la vie quotidienne, favorisant ainsi leur autonomie et leur maintien à domicile. Alors que cette prestation a déjà été évaluée sur mandat de l’OFAS en 2019, nous allons dans cet atelier en dresser un bilan, discuter des enjeux de son application et d’éventuelles pistes d’amélioration. Que nous apprend l’expérience suisse de cette prestation emblématique du cash for care ? Alors que la contribution d’assistance impose la conclusion de réels contrats de travail entre les bénéficiaires et leurs assistant·es de vie, quels sont les avantages et les obstacles de devenir employeur ? Quel est le rôle des familles et des proches dans cette prestation ? Enfin, alors que le taux de non-recours est élevé, comment rendre cette prestation d’assurance plus accessible ?